Déclaration de Bucarest

Les Représentants des Conseils Economiques et Sociaux et Institutions Similaires des Etats et gouvernements membres de la
Francophonie (UCESIF), réunis à l’invitation du CES de Roumanie,


Déclaration Finale Séminaire (FR)
Rapport final Séminaire (FR)
Reportage de presse (FR)
  • Soulignant leur appartenance à la communauté de culture juridique francophone vouée à promouvoir les valeurs de la paix, de la démocratie et des Droits de l’Homme au sein de la société civile et en appui aux initiatives développées par la Francophonie dans le domaine économique;
  • Réaffirmant leur engagement à mettre en œuvre les principes d’action portés par la Charte sociale de l’UCESIF;
  • Guidés  par  les  objectifs  de  la  Charte  sociale  relatifs  à  la  jeunesse  et  à  l’univers  numérique,  particulièrement  le  droit d’entreprendre, l’encouragement de l’auto-entreprenariat et des initiatives privées (objectifs 22 et 23), le droit à une information indépendante, objective et pluraliste (objectif 36), le droit à la liberté d’expression (objectifs 37 et 38), la prévention d es discriminations (objectif 18), la promotion du bénéfice pour tous du progrès technico-scientifique et ses applications (objectif 49);
  • Reţelele de socializare şi tineretul: dinamica schimbării în spaţiul francofon
  • Convaincus que la dynamique des réseaux sociaux représente une métamorphose dans nos sociétés contemporaines qui oblige à la transparence et que la Francophonie offre un éventail de principes et de références qui peuvent s’appliquer à l’action des acteurs dans le cyberespace ainsi qu’à celle des institutions concernées par l’usage des réseaux sociaux;
  • Conscients de la nécessité de tirer pleinement partie des potentialités du numérique afin de valoriser la contribution des jeunes dans nos sociétés contemporaines;
  • Convaincus que les nouveaux enjeux soulevés par les réseaux sociaux en termes de protection de la vie privée relèvent de la responsabilité partagée et individuelle des acteurs afin de garantir les libertés, la sécurité et la confiance numériques,

S’engagent à:
  1. Soutenir une meilleure valorisation des compétences des jeunes francophones afin de contribuer à l'édification d’une sociét é de l'information démocratique, inclusive, ouverte et transparente, telle que stipulée dans la Stratégie de la Francophonie numérique à l’horizon 2020;
  2. Encourager l’e-gouvernance des sociétés par la participation citoyenne des jeunes en mettant en place une politique de responsabilisation des acteurs;
  3. Encourager la mise en place de politiques nationales favorisant l’éducation, la formation professionnelle, l’intégration des jeunes dans la vie active à travers les TIC;
  4. Prendre en compte la dispersion du traitement et la conservation des données selon la logique de «l’informatique en nuages», qui entraine de fait la dépossession et la perte de contrôle de certaines de ces données au niveau individuel ou national, en vei llant à garantir l’indépendance des espaces nationaux, à susciter la croissance, la création d’emplois et la compétitivité et à encourager la coopération francophone en la matière;
  5. Mutualiser les efforts des CES nationaux afin de créer des actions de formation, des logiciels didacticiels, des espaces d’échanges, de formation des jeunes et d’échanges de compétences entre les acteurs;
  6. Organiser des campagnes de sensibilisation nationale ciblées sur l’impact des réseaux sociaux et réaliser des avis et des outils pratiques pour une meilleure responsabilisation des acteurs de la société civile;
  7. Promouvoir la présence de la langue française dans l’univers numérique, à travers notamment la mise en place d’une plate -forme collaborative UCESIF et l’utilisation des réseaux sociaux afin de faciliter l’échange d’expériences et le développement d’initiatives communes entre les CES membres;
  8. Décident en conséquence de poursuivre leur politique de partage et d’échange de bonnes pratiques et de développer la coopérat ion entre les CES membres de l’UCESIF.

Fait à Bucarest, le 14 mai 2013
Les participants

RAPPORT FINAL SÉMINAIRE


Les cinq ateliers présentés lors des deux journées d’échange du séminaire ont rassemblé une diversité d’expériences  et  d’expertises  permettant  ainsi  de  dégager  des  idées  forces  pouvant  inspirer  les initiatives des CES membres de l’UCESIF:
Reţelele de socializare şi tineretul: dinamica schimbării în spaţiul francofon
Nos sociétés contemporaines ne vivent pas une crise, mais une métamorphose qui impose à ceux qui nous gouvernent et à chacun d’entre nous de savoir répondre aux attentes exprimées par les jeunes et ceci avec d’autant plus de force que les transmissions de valeurs entre les générations ne se font plus aussi aisément. La force des réseaux sociaux réside dans la dynamique qu’ils induisent pour accompagner les changements dans nos sociétés. Les expériences de différents pays témoignent de l’urgence d’adopter une réponse appropriée face à une double réalité qui implique autant de risques que de potentialités.

Il importe donc de tirer le meilleur profit de cette révolution numérique. En effet, les réseaux sociaux créent un écosystème favorable à l’auto-emploi, à l’e-réputation dans la recherche d’un emploi désormais  dans  un  bassin  de  recrutement  transnational. Les  technologies  de  l’information  et  les réseaux sociaux accroissent l’innovation et la compétitivité au plus grand bénéfice des PME converties au numérique.

S’est  posée  la  question  du  passage  des  jeunes  de  l’engagement  aux  réseaux  sociaux  à l’engagement à la vie politique. En effet, les jeunes sont a priori peu enclins à participer à la vie de la cité. Le cyberespace représente un terrain de participation virtuelle remplissant les conditions pour instaurer la confiance entre les jeunes et les institutions. Il s’agira de favoriser une prise de conscience individuelle et collective afin d’écouter les messages des jeunes et mettre en place des plateformes de consultation pour mieux identifier leurs attentes. Les réseaux sociaux peuvent être des canaux de communication à destination des jeunes sur leurs droits et leurs obligations vizavi des employeurs et être des vecteurs de dialogue social qui peuvent ouvrir la voie au dialogue civique. La valeur ajoutée d’un CES est de contribuer à répondre aux attentes des jeunes pour une démocratie plus ouverte alors que  paradoxalement  les  limites  techniques,  morales  et  sociales  s’amenuisent. Ainsi,  les  réseaux sociaux élargissent l’espace  collectif d’intervention des individus. Dans le meilleur  des cas,   ils peuvent contribuer à élever la prise de conscience politique et civique des citoyens.

Une société moderne a besoin d’une culture de sécurité tant au niveau individuel qu’à l’échelle nationale. La question des réseaux sociaux doit également être analysée comme un élément de la dispersion de la conservation des données qui implique une perte de contrôle individuel ou national. Les Etats doivent être attentifs à préserver leur indépendance en matière d’économie numérique. Il s’agira d’un enjeu de pouvoir et de compétitivité qu’ont bien compris les sociétés américaines qui ont la maîtrise de ces réseaux. Plusieurs CES ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre tous les moyens pour garantir une veille numérique de sécurisation et s’assurer dans le même temps que les politiques publiques s’emploient à réduire la fracture numérique.

Les risques et les potentialités des réseaux sociaux pour la jeunesse ouvrent sur l’un des thèmes les plus récurrents, celui du besoin de formation et d’intégration des technologies du web 2.0 dans l’éducation tout au long de la vie. La protection des droits d’auteur est également mise à l’épreuve par le développement du numérique. Les réseaux sociaux peuvent s’ériger en contrepouvoir afin de faire respecter des mesures d’équité sur la répartition des produits financiers des droits d’auteurs.

Le sentiment qui domine à l’issue de cette réunion est celui du dynamisme du changement induit par les réseaux sociaux et de l’urgence de responsabilisation de tous les acteurs de la société civile. Les réseaux sociaux offrent une capacité de bouleversement social pour le meilleur et le pire, une capacité d’ouverture à la connaissance réciproque, une ouverture sur la solidarité, l’engagement et la cohésion sociale et offrent un potentiel de développement des ressources humaines sans précédent. La question de la gouvernance implique un bon équilibre entre le contrôle par les autorités et les libertés  nécessaires  à  la  vitalité  des  réseaux  sociaux. La  Francophonie  est  un  espace  d’ample respiration culturelle au sein duquel la circulation des idées a toujours été rapide et à double sens. Les réseaux institutionnels sont des relais opérationnels qui permettent d’asseoir des solidarités de terrain et des actions de coopération contribuant à consolider l’Etat de droit. La Francophonie offre un espace partagé vaste constituant une masse critique permettant des initiatives significatives si tous les acteurs de la Francophonie mutualisent les efforts.

Approuvé par les participants le 14 mai à 15 heures

Si vous ne pouvez pas visualiser les fichiers Download Adobe AcrobatReader PDF ci-joint, puis cliquez ici pour télécharger Adobe Reader


«Octobre 2017»
LMMJVSD
       1 
 2  3  4  5  6  7  8 
 9  10  11  12  13  14  15 
 16  17  18  19  20  21  22 
 23  24  25  26  27  28  29 
 30  31 


Powered by King Systems® - Web Design | Web Solutions | Web Hosting | Identitate